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Célie Wolf Yuuri Conrad Gwen Günther Yozak
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Le voyage de Yuuri à Shinmakoku lui a redonné le courage de reprendre ses entraînements de base-ball. Une question tournait dans sa tête et il ne savait pas comment en parler : son père était-il un Mazoku ? Mais dans le mode de vie des Shibuya, rien ne pouvait le mettre sur la voix, lui donnait un indice. Ils étaient pourtant au courant que Yuuri deviendrait le Maoh de Shinmakoku, mais il n'aborda pas le sujet, et Murata sonna. Il passait pour emmener Yuuri au base-ball.
Après le base-ball, ils prirent tous deux un bain dans les vestiaires, ils discutèrent un moment, avant que Murata ne sorte du bain. L'eau se mit alors à tourbillonner de nouveau, l'aspirant de nouveau vers Shinmakoku, attérissant dans un autre bain où des hommes se jetèrent sur lui.
Yuuri du intègrer ses fonctions de Maoh dès l'instant où il se trouva au palais, un tas de papiers pour l'acceuillir. Il s'y résigna de mauvaises grâces. De nombreuses décisions étaient à prendre, notamment celle de l'avenir des humains qui se soulevaient contre le pays Mazoku.
Je vous l'ai déjà dit, je ne déclencherais pas une guerre ! C'est ce que j'ai décidé en devenant Maoh !
Gwendal fit irruption, suivit par Wolfram qui se répandit en reproches, ne voulant pas avouer que sa disparition l'avait effecté. Gwendal et Gunther, habitués à gêrer les affaires du pays, s'entretenaient dans leur coin, négligeant Yuuri.
N'êtes-vous pas sensé reporter toutes vos informations à votre roi en premier ?
Fidèle au poste, Conrad veillait sur les intérêts de Yuuri.
Je ne pense pas que les enfants aient leur mot à dire pour des sujets aussi importants.
Peu importe, je n'autoriserais pas cette guerre... Il faut d'abord discuter, c'est peut-être un peu à cause de la tête d'enterrement que tu fais tout le temps que tu n'aie encore arrivé à rien.
Conrad, Sa Majesté est fatiguée, tu devrais l'emmener à sa chambre pour se reposer.
Yuuri se précipitait la poursuite de Gwendal qui fuyait, mais c'est Anissina qui l'arrêta, terrorisé par son apparition. Elle resta pour leur parler mais Gwendal lui disparu. La discussion permis à Yuuri de savoir qu'il disposait du soutien de la jeune femme, amie d'enfance de Gwendal. Wolfram réagit immédiatement, inquiet par cette nouvelle. Elle était en fait une inventrice, mais chacune de ses créations étaient un échec, voire une catastrophe.
Yuuri restait perplexe face à l'attitude de Gwendal. Et pour dissiper les malentendus, il prit la décision de lui parler.
Je veux avoir ton opinion sur ce que l'on peut faire en dehors d'une déclaration de guerre.
Gwendal, Gunther ainsi que Wolfram restèrent interdits. Les yeux du benjamin trahissaient sa surprise et les changements qui s'opérèrent en lui toujours plus impressionné par les réactions de Yuuri.
Est-ce le Maoh qui le demande ?
Exact. Je sais que tu veux protéger ce pays autant que moi.
Bien sûr, il y a une solution... Dissuader les humains de nous attaquer.
Gwendal avait mis un moment à répondre, puis laissa Gunther expliquer la man½uvre à suivre, consistant à récupérer l'épée légendaire du Maoh. « Morgif » crainte par tous pour son pouvoir dévastateur. Seulement, elle avait disparue depuis des générations... Enthousiaste, Yuuri choisit de partir à la recherche de « Morgif », peu importe le danger que cela représentait.
C'est une épée ? Comme Ragnarok ou Excalibur. Une épée sacrée pour vaincre le boss !
Une épée sacrée ?
Vos paroles sont vraiment incohérentes parfois...
Majesté, c'est l'épée destinée au Maoh.
Evidement, c'est l'épée du démon !
L'épée du démon ?!
Yuuri était très doué quand il s'agissait de réduire à néant les efforts qu'il faisait pour être crédible et enfin accepté par les autres. En une fraction de seconde, il avait tout balayé et même Wolfram en était déconcerté.
Le voyage ne comprenait que Yuuri et Conrad, laissant derrière eux ce pauvre Gunther qui angoissait quant à la tournure des évènements, Gwendal, et Wolfram, cruellement abandonné. Cependant, ce dernier était introuvable au palais, ce faisant traité de feignasse égoïste au passage. En vérité, le benjamin se trouvait, angonisant, avec son frère et son fiancé, ayant embarqué clandestinement pour suivre Yuuri et le protéger. La disparition du Maoh à son intronisation avait du le laisser dans un état, au point qu'il ne voulait plus laisser « son boulet » sans surveillance.
Yuuri et Conrad chuchotaient pour ne pas le réveiller, mes leurs propos étaient si ambigus que ce dernier s'imagina les deux jeunes gens se livrant à des activités plus qu'amicales et il s'éveilla en sursaut, près à reprendre son fiancé par la force, pour constater qu'ils n'étaient occupés qu'à le déguiser pour qu'il passa inaperçu. En effet, les cheveux et les yeux noirs désignaient le Maoh, alors perruques et lentilles étaient pratiques. Yuuri s'inquiétait de la santé de Wolfram qui souffrait de mal de mer, aggravant son état plutôt de le soulager.
Les deux hommes choisirent donc de le laisser se reposer et se dirigèrent vers le pont, où bientôt des cris retentir. Le c½ur sur la main comme à chaque fois, Yuuri se précipita au devant des ennuis, Conrad sur ses talons. Ce n'était qu'un matelot qui corrigeait un mousse. Yuuri s'interposa pour empêcher l'homme de rosser à nouveau le gamin. Conrad régla le problème en payant le balourd, au grand damne de sa Majesté, démontrant ainsi la corruption facile de l'homme qui pilotait.
Le soir, des festivités avaient lieux sur le pont du navire, la musique entraînant joyeusement les convives. Yuuri fût cependant effaré du comportement presqu'animal de ces gens qui jetaient leur déchets sur le sol. Bientôt une horde de femmes l'encerclèrent, l'étouffant avec leurs bras qui cherchaient à s'emparer de lui. Yuuri avait pourtant l'air encore plus niais que d'habitude, et pour sûr, seul le noir lui convenait... Il finit par danser avec une petite fille, avant de malencontreusement perdre sa lentille, grâce à sa maladresse naturelle. Il se précipitait donc à sa cabine où l'attendait un blondinet enragé. Il avait eu vent de sa danse avec Béatrice, et était furieux car il pensait que c'était une femme.
Espèce de traitre ! Il paraît que tu as dansé avec une femme !
Oh non...
Ecoute ! C'est vrai que tu es plutôt beau mec... Mais peu importe que tu sois mignon, si tu n'as pas de vertu...
Une violente secousse fit perdre l'équilibre à nos jeunes amis qui étaient en pleine déclaration.
Qu'est-ce que c'était ?
Le Titanic ! On s'est mangé un iceberg !
La panique régnait au dessus de leur tête, et ils décidèrent de filer eux aussi. Conrad fît alors irruption dans la chambre pour leur intimer l'ordre de rester cacher dans le placard jusqu'à son retour.
Le navire a été accosté par des flibustiers
Tu devrais te cacher toi aussi, Conrad.
Non, c'est dans ces moments que j'interviens...
Moi aussi je vais me battre
Conrad l'arrêta de la main et le repoussa vers l'obscurité du placard.
Tu n'as pas confiance en mes capacités ?
Mais si, et c'est pourquoi, Wolfram, je te demande de veiller sur sa Majesté.
Fais chier !
Et Conrad les abandonna, les priant d'être prudent et de ne pas se chamailler comme c'était leur habitude. Le silence succèda au tumulte qu'il y a avait quelques minutes avant.
Ca s'est calmé, on dirait...
Ecoute, Yuuri, si jamais on est découvert, ne commet pas d'imprudences... Comme tu es beau gosse, ils ne te tueront pas...
Tu ferais bien d'en faire autant dans ce cas, tu es largement plus canon que moi.
Pas question ! On ne me pardonnerait pas de ne pas mettre battu pour ma vie alors que je suis un soldat Mazoku !
Yuuri fût interrompu par Wolfram au moment où il allait rétorquer. La porte de la pièce s'était ouverte et des hommes étaient entrés, à la recherche de quelqu'un. Ils parlaient également de Conrad qui avait été vaincu. Yuuri bondit en apprenant la nouvelle, déplaçant une caisse qui se trouvait près de lui. Le bruit attira l'attention des bandits qui s'approchèrent du placard. Yuuri cherchait le moyen de les sortir de ce mauvais pas. * Que fait-on dans ces cas-là... ? Euh ... Euh... Euh... *
Mi...Miaou...
Arg.... C'est un « Zobusaburifu » ! Ca a beau n'être qu'un insecte, il est capable de déchiqueter un humain... Il faut du renfort !
Les hommes prirent la poudre d'escampette. Yuuri, perdu, se tourna alors vers Wolfram pour essayer de comprendre. Ce dernier se tenait la tête, dépité par la crétinerie de son fiancé.
Mais quoi ? Dans une situation critique, il faut imiter le chat !
Mais les chat font « Mée Mée » !
« Mée Mée » c'est les moutons !
Wolfram tira son épée du fourreau, attendant de pied ferme les renforts.
Non, Wolfram, ne fait pas ça...
Malgré sa supplique, le mazoku surgit du placard lorsque l'un des pirates ouvrit la porte, rapidement contenu par le nombre de l'ennemi, cerné sur le lit.
Wolfram ! Arrête ! Ils sont trop nombreux !
La ferme !
Je t'en pris, Wolfram... C'est un ordre !
Fidèle à son allégeance, il se résigna à lâcher son arme et ils regagnèrent le pont où tous étaient rassemblés. Conrad restait impassible alors que le chef des pirates annoncé le sort qui était réservé à chacun. S'en était trop pour Yuuri. Les femmes et les enfants maltraités eurent raison de sa colère et il explosa.
Yuuri...
Je n'ai pas l'habitude de donner la mort, mais je n'aurais aucune pitié, cette fois !
Les déchets jonchant le sol s'envolèrent et se rassemblèrent pour former un immonde squelette géant. Wolfram s'était agrippé à Conrad, complètement effrayé.
C'est la première fois que je vois une magie d'aussi mauvais goût...
Je me sens mal à nouveau...
Un vaisseau de la garde de Shimaron vint au secours des pauvres voyageurs, soulagés que les criminels eût été arrêté. Yuuri s'évanouit alors, sa mission accompli. A son réveil, sa tête reposé sur la jambe de Wolfram, qui caressait paisiblement ses cheveux sombres. Il s'étonna du lieu où ils se trouvaient. Ils avaient été arrêtés et jetés en cellule, pour le motif d'être mazoku. Yozak, le subordonné de Conrad et garde du corps de Yuuri, vint les délivrer.
Ravi de vous rencontrer... Même si en vérité, nous nous sommes déjà rencontré nu...
Oh, vous étiez dans le bain et ...
Yuuri !! Tu es allé aux bains en secret avec un homme ?
C'était à l'insu de mon plein gré !
Bon, il va falloir interrompre cette querelle d'amoureux, nous devons partir !
Ils débarquèrent de la galère en barque. Chacun était d'une rame. Wolfram avait du être inquiet pour Yuuri au point de négliger son propre repos et il s'endormit sur sa rame. Yuuri fût obligé de le motiver pour ne pas qu'il s'endormit à nouveau. Il approchait de la terre ferme